Cette étude biblique est longue et je vous encourage à la lire juqu’au bout. Elle a été réalisée par un jeune serviteur à qui j’ai eu l’honneur de donner son premier nouveau testament dans le début des années 90 et vous pourrez tous constater que le disciple est devenu un maître pour la connaissance de la Parole et l’aptitude à juger ce qui est bien ou mal, tel un sacrificateur de Dieu. Pasteur Pierre.
Le Seigneur ne tarde pas
Cette parole de la Bible est pour nous qui regardons notre montre et notre calendrier un peu trop souvent, nous nous impatientons et nous inquiétons si rapidement. Cette parole nous est donnée pour nous encourager et nous rassurer.
Notre tort vient de ce que nous ne fixons pas nos regards sur la bonne horloge. Notre référence est l’horloge terrestre alors qu’en réalité nous dépendons de l’horloge céleste, la volonté souveraine de Dieu.
Le temps terrestre importe peu devant Dieu, c’est lui qui la créé, non pour lui, mais pour nous. Quand l’apôtre Pierre affirme que devant le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour:« 2 pierre 3.8», cela veut dire pour Dieu que le temps n’est rien, il ne signifie rien. Le temps est une valeur propre à la création visible mais insignifiante dans le Royaume de Dieu, invisible à nos yeux naturels.
Dieu est éternel, l’éternel est son nom. Nous, nous avons besoin du temps pour agir, alors que Dieu a tout le temps pour agir. En effet, Dieu ne dépend pas du temps, alors que les temps dépendent de Lui.
Que ce soit quant au retour de Jésus, que ce soit quant à l’accomplissement de ses promesses, que ce soit quant à l’exaucement des prières de son peuple, Dieu ne tarde pas. Ses temps ne dépendent pas du temps. Le temps terrestre n’a pas de pouvoir ni d’emprise sur les temps de Dieu, mais bien au contraire il est au service de Dieu, assujetti à sa volonté souveraine pour qu’il vienne s’accomplir, se réaliser, prendre place dans la vie des hommes et dans la vie de son peuple.
La preuve de ce qui vient d’être dit c’est l’esprit de prophétie qui est l’esprit de Jésus-Christ. En effet, si de tout temps Dieu a pu annoncer au travers de ses serviteurs ce qui allait se passer dans la suite des temps, c’est bien la démonstration qu’il les maîtrise, qu’il les domine véritablement, qu’ils soient passés, présents ou à venir. Cela est écrit sans équivoque : ( psaumes 66.7 : « il domine éternellement par sa puissance ses yeux observent les nations »). Dieu dominent sur les nations, Dieu domine sur la terre (psaumes 46.11: « arrêtez, et sachez que je suis Dieu ; je domine sur les nations, je domine sur la terre »). Son règne est un règne éternel et sa domination subsiste de génération en génération ( Daniel 4.3: « que ces signes sont grands ! Que ces prodiges sont puissants !) Son règne est un règne éternel et sa domination subsiste de génération en génération (Daniel 4.3); sa domination subsiste dans tous les âges : psaumes 145:13: « ton règne est un règne de tous les siècles, et ta domination subsiste dans tous âges »
Esaie 46. 9 et 10 : « souvenez-vous de ce qui s’est passé dès les temps anciens ; car je suis Dieu, il n’y en a point d’autre, Je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi. J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli ; je dis : mes arrêts subsisteront et j’exécuterai toute ma volonté. »
En d’autres termes Jésus réaffirme cette vérité : Matthieu 24. 35 : « le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point». Ce que Dieu a dit, il l’exécutera immanquablement il veille sur sa parole pour l’accomplir: Jérémie : 1.12 : « et l’Éternel me dit : tu as bien vu ; car je veille sur ma parole, pour l’exécuter. »
Cette grandeur de Dieu ainsi présentée doit nous encourager dans notre marche chrétienne à patienter, à persévérer, à croire toujours et fermement en Dieu.
Nous sommes si prompts à penser que Dieu tarde dans diverses circonstances, alors qu’il a soin par sa parole, non seulement de nous rassurer, mais encore de nous instruire, voir même de nous avertir. En effet, il ressort clairement des Écritures que considérer que Dieu parle peut traduire un mauvais état de notre cœur, et également peut conduire au péché. Il importe donc d’autant plus que notre montre soit réglée sur l’horloge de Dieu, que notre discernement des temps soit basé sur la connaissance de Dieu, afin de que nous ne soyons pas décalés dans notre attente et dans notre espérance. Jésus a reproché aux pharisiens, alors qu’ils savaient discerner l’aspect du ciel, de ne pas pouvoir discerner les signes des temps: (Matthieu : 16.1). Il fera aussi ce reproche aux foules:( Luc 12. 54 : « il dit encore aux foules : quand vous voyez un nuage se lever à l’Occident, vous dites aussitôt ; la pluie vient, et cela arrive ainsi, et quand vous voyez souffler le vent du midi, vous dites il fera chaud, et cela arrive. Hypocrite ! Vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel comment ne discerner vous pas ce temps-ci ? »)
Il y a une histoire tristement célèbre dans la Bible qui raconte comment tout un peuple à sombrer dans l’idolâtrie parce qu’il s’était impatienté du retour de son conducteur. Il s’agit d’Israël alors qu’ils attendaient que Moïse descende de la montagne. Cette tragédie spirituelle qui a révélé le temps comme une pierre d’achoppement à Israël, a surtout mis en lumière par ce moyen une attitude de cœur incrédule et perverse : incrédule pour ne pas avoir cru que Dieu renverrait Moïse, et perverse pour avoir changé la gloire du Dieu incorruptible en une idole d’or représentant un animal. Israël a adoré la créature au lieu du Créateur. Il a transformé l’Éternel en un vulgaire animal. Son cœur n’était pas droit devant Dieu : Exode 32. 1 : « le peuple voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron, et lui dit : allons ! Faisons-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu.»
Moïse était dans la gloire de Dieu, et il y demeura 40 jours et 40 nuits sans souffrir de ne manger ni de boire ( exode : 24. 18.). Quand on a l’impression que Dieu tarde, c’est le signe qu’il est en train d’accomplir quelque chose de glorieux et qu’il nous le destine. Patientons donc avec un cœur ferme et persévérant!
Quel est l’horloger qui ne puisse arrêter son horloge ou la remonter dans le temps ? De même Dieu, qui est le grand horloger de l’univers, a une pareille maîtrise sur son horloge. Il l’a prouvé glorieusement en arrêtant le soleil et la lune en réponse à la prière de Josué.(Josué : 10. 12 et 13); en faisant reculer l’ombre de 10° en réponse aux désirs du roi Ézéchias élevé par la prière du prophète Esaie : ( 2 Rois 20.11) ( Esaie : 38.8 )
Nous devons ainsi être pleinement confiant et pleinement assuré de la souveraineté de Dieu sur le temps, et qu’Il cache Sa gloire derrière ce que nous considérons un peu trop rapidement comme un retard.
Il est intéressant de noter ici comment dans deux paraboles relatives à sa seconde venue, notre Seigneur Jésus-Christ souligne à chaque fois une même faute, la faute que les enfants Israël ont commise quand ils étaient dans le désert, au pied du mont Sinaï. Dans la parabole du méchant serviteur : ( Matthieu 24 . 48 à 51 ) ce dernier affirme que son maître tarde à venir, après quoi on le voit maltraiter ses compagnons et vivre dans la débauche. Le point de départ de sa chute a été qu’il ait jugé que son maître tardait. Dans la parabole des dix vierges: ( Matthieu :25.1 à 12) celles-ci ont également failli à leur devoir de vigilance après avoir considéré que l’époux tardé : comme l’époux tardé, toutes s’assoupir et s’endormir, dit le texte. Le point de départ de leur chute a pour cause également un jugement du temps » décalé » ou « en avance ». Dans ces deux cas, les personnes en question ont commis trois fautes : elles ont mal jugé du temps, elles se sont impatientées et n’ont pas veillé continuellement comme elles auraient dû .
Autant dire que de s’être fixé sur un jour, sur une heure qui n’était pas juste à eu pour effet de faire grandir leur impatience et de précipiter leur chute. Il est donc dangereux de vouloir juger du temps du retour du seigneur, représenté ici comme étant soit le maître, soit l’époux, car on ne peut que se tromper, et notre fermeté risque de faillir. Par contre et surtout on est vivement exhorté à se tenir prêt et à veiller de façon continuelle, car notre Seigneur viendra le jour où on ne s’y attend pas ( Matthieu: 24 : 42 et 44. )( 25 . 13).
Dans le premier cas, c’est le serviteur qui a veillé continuellement et qui a été honoré en étant établi sur tout les biens du maître (Matthieu : 24. 45 à 47). Dans le second cas,seule les vierges qui étaient prêtes sont entrées avec l’époux dans la salle des noces. (Matthieu 25. 10)
De même , au jour de l’enlèvement, se sont ceux qui veillent fidèlement pour être prêts qui seront enlevés, qui entreront dans la gloire avec Christ pour être établis dans son Royaume éternel, sur tout ses biens.
En lisant la Bible, on peut noter que les hommes, et même les hommes spirituels, ont une tendance naturelle assez marquée à penser que Dieu tarde , au point que dans leurs prières, comme par exemple David ou Daniel, de crier : mon Dieu, ne tarde pas ! (psaumes: 40. 18; Daniel 9. 19). Pourquoi donc ferait-Il exprès de tarder ? Dieu n’est pas négligent avec ses œuvres. Il dira, pour preuve, par la bouche de son prophète (Jérémie 48. 1 : « maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de l’éternel ! ». Dieu ne joue pas la montre. Si à cause de notre montre nous avons déjà le tort de croire que Dieu tarde ni ajoutons pas celui de penser qu’il ne soit pas à l’œuvre. Dieu est souverain ! Dieu est le maître du temps ! Le temps est son serviteur !
Que répond Dieu au cœur impatient ? Car il lui répond est bien plus il le juge :
Esaie 46. 12 et 13: « Ecoutez-moi, gens endurcis de cœur ,ennemis de la droiture ! Je fais approcher ma justice : elle n’est pas loin ; Et mon salut : il ne tarde pas. Je mettrai le salut en Sion, et ma gloire sur Israël. »
La sentence est double : gens endurcis de cœur , gens ennemis de la droiture. Pourquoi? Endurcis de cœur car ils refusent de croire en la bienveillance de l’Éternel sur toutes Ses œuvres ; ennemis de la droiture car ils jugent Dieu de façon inconvenante comme s’Il était négligent par ce qu’Il n’agit pas au temps que se sont fixés les hommes. Ne reconnaît- on pas là le méchant serviteur de la parabole des talents (Matthieu 25:14 à 30) qui jugea son maître comme étant un homme dur ? Prenons garde à la façon dont nous jugerons Dieu, car Il nous jugera sur nos paroles (Luc 19.22 ; Mathieu 12. 36 et 37)! Quelle différence avec l’attitude de cœur de Job qui au temps du malheur auquel il ne s’attendait pas, ne pécha point, il n’attribua rien d’injuste à Dieu (Job 1. 22 et 2.10)!
D’autres versets des Écritures nous aident à comprendre, sinon au moins en partie, pourquoi les temps de Dieu ne correspondent pas toujours ou jamais avec ce qu’on n’imagine. Il est intéressant de remarquer que déjà au temps des apôtres il y avait une certaine impatience parmi les disciples quand à voir s’accomplir la promesse de son avènement, au point que l’apôtre Pierre est dû les rassurer et les instruire : le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais Il use de patience envers vous, nous ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance (2 Pierre 3.9 ). Ils n’avaient manifestement pas compris l’étendue du salut en Jésus-Christ, une étendue sur plusieurs siècles, et une patience tout aussi grande pour un but précis : que tous les hommes soient sauvés.
Un autre élément de compréhension peut être apprécié dans ce que nous enseigne la sagesse de Salomon. L’Ecclésiaste affirme ainsi que Dieu fait toute chose belle en son temps (Ecclésiaste 3.11) , ce qui signifie qu’il agit seulement au temps qu’Il a marqué de sa propre autorité, mais bien plus, c’est au temps qu’Il a souverainement fixer, qu’Il exécutera une œuvre belle. Dieu fait de belles œuvres, Il ne les fait pas pour s’en débarrasser ou pour soulager sa conscience, mais Il aime ce qu’Il fait et Il mettra tous les moyens en œuvre afin que ce qu’Il a décidé ou promis de faire, soit parfaitement réalisé.
Les temps de Dieu sont donc différents des nôtres pas seulement par ce qu’ils dépendent de Sa volonté , mais aussi par ce qu’ils correspondent à la qualité de réalisation qu’Il aime, une qualité céleste.
L’apôtre Pierre dans son langage parlera du temps convenable : Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il nous élève au temps convenable (1 Pierre 5. 6). Dieu veut bénir ses enfants, mais Il n’envoie pas Ses bénédictions n’importe comment ni n’importe quand. Ce temps peut parfois dépendre de notre attitude de cœur: aussi longtemps que l’on résiste à Sa volonté, que l’on préfère l’orgueil à l’humilité, alors Il retiendra Sa bénédiction. Il attendra aussi longtemps que l’on s’obstinera. On peut noter que dans cette exhortation que le fait de s’humilier devant Dieu favorise le temps convenable. C’est important à comprendre !
Une autre vérité, prophétisée par Esaie, mérite d’être associée à notre réflexion. Dieu en est l’auteur : car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies se sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées (Esaie 55.8 et 9). Cela signifie donc que Dieu conçoit les choses d’une façon différente à la nôtre et d’une façon largement supérieure à la nôtre. Reconnaissons-le, ce qu’il conçoit nous échappe entièrement. Salomon en parle avec la sagesse qui lui a été donnée : c’est l’Éternel qui dirige les pas de l’homme, mais l’homme peut-il comprendre sa voie? L’homme ne peut pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin (Proverbes 20. 24 et Ecclésiaste 3. 11 ). Comme Dieu se sert du temps pour agir dans la création, il n’est pas surprenant que l’homme n’arrive pas à se caler dessus , puisqu’il est aussi utilisé dans une œuvre qu’il n’arrive même pas à saisir.
Donnons une illustration pour expliquer cette affirmation. Comparons le temps à de l’eau par exemple: il y a plusieurs siècles de cela, on utilisait l’eau au mieux pour faire tourner un moulin à broyer le grain et ainsi obtenir de la farine. Pour les hommes de cette époque, on aurait jamais pu imaginer une autre est meilleure utilisation. Or, depuis quelques décennies on se sert de l’eau pour créer du courant qui est utile à une multitude d’activités. La science et le savoir-faire auxquels il faut recourir pour cela sont insignifiant et inconcevables aux hommes des temps anciens. De même, nous utilisons le temps d’une manière qui dépend d’objectifs et de capacités propres à ce que nous maîtrisons et concevons. Mais si on les compare aux potentiels et aux objectifs divins, ils sont aussi modestes que l’utilisation de l’eau par nos ancêtres. Le temps dans la main de Dieu n’est pas le temps dans la main de l’homme! Il est également différent et supérieur. Ceci doit tout naturellement nous conduire à l’humilité, la réserve, la prudence quand on « ose » compter le temps à Dieu, comme par exemple dater le retour du Seigneur. Le temps de Dieu est porteur d’une gloire que le «décalage horaire» du fait du jugement des hommes ne peut que ternir. Juger légèrement des temps de Dieu, c’est jeté l’opprobre sur la gloire qu’ils réservent.
Enfin, et pour faire une remarque sur les temps de Dieu pour l’exaucement, il est très intéressant de voir comment l’apôtre Jean associe l’exaucement à la prière, c’est-à-dire la bénédiction de Dieu qui intervient dans notre présent, à la volonté de Dieu. Autrement dit, une prière qui est selon sa volonté est déjà dans le temps de l’exaucement, de la bénédiction ; elle est dans le présent de l’exaucement divin. Une prière qui est selon sa volonté et celle qui pénètre le présent de sa bénédiction.
Une telle prière ne sera pas exaucée, mais elle est déjà exaucée! A contrario, et il faut l’affirmer sans équivoque, une prière contraire à sa volonté ne connaîtra jamais la bénédiction, ni dans le temps présent, ni dans le temps à venir. Vraiment? Oui, et pour preuve : nous avons auprès de lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée, quelle qu’elle soit (1 Jean 5.14 et 15 ).
Conclusion: cette étude nous conduit à conclure en parlant de la foi. Ceci est une fin logique et il faudrait être aveugle et insensé pour ne pas le vouloir. En effet, à propos de son retour, c’est sur la foi, que Jésus-Christ a posé une question grave et sérieuse, non sans avoir rappelé à propos de l’exaucement aux prières que Dieu ne tardait pas. Jésus-Christ conscient du danger que représente de penser que Dieu tarde, a soin de les rassurer par une parabole (Luc 18. 1 à 6 ) suivie d’une question pertinente à laquelle il ne manque pas de donner la réponse ( Luc 18. 7 et 8 : « et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit , et tardera-t-il alors égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais quand le fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? »).
Cette question sur la foi est capitale et mérite une réflexion. Ailleurs dans une parole de l’auteur de l’épître aux Hébreux, on trouve aussi ce même rapport entre la venue de Jésus-Christ et la foi : Car encore un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. et mon juste vivra par la foi. Mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui (hébreux: 10. 37 et 38). Par ces paroles l’apôtre nous exhorte à être patient sachant que la venue du Seigneur est proche, à demeurer dans la foi sachant que c’est par le moyen que le disciple dois marcher avec Dieu, enfin à persévérer dans la foi car celui qu’il abandonne n’est pas agréable à Dieu. L’apôtre pour sa part annonce clairement sa position, un peu comme l’exemple à suivre : Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme (Hébreux 10. 39).
Puisque nous ne connaissons pas le temps du retour de Jésus, que le Père a fixé, nous sommes donc d’autant plus exhorté à vivre par la foi, une foi patiente et persévérante pour conserver jusqu’à la fin une plaine espérance (Hébreux : 6. 11 et 12) . Abraham obtint ce qui lui avait été promis pas seulement parce qu’il crût (Hébreux 11.8 à 19 ), mais bien plus parce qu’il persévéra (Hébreux 6. 15). Nous aussi nous devons persévérer, et croire comme Sara que Dieu et fidèle pour tenir Ses promesses (Hébreux : 11. 11).
Yoann G.